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Nov
3
mar
Marion Hourdequin, Colorado College – « Climate Ethics and ‘The Right to be Cold' » (online | en ligne)
Nov 3 @ 12:00 – 14:00

 

Marion Hourdequin, Colorado College, « Climate Ethics and The Right to be Cold »

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Abstract

This talk explores climate ethics through the lens of the 2015 book, The Right to be Cold. The book traces Sheila Watt-Cloutier’s journey from childhood through adulthood and describes her international advocacy on behalf of Canada’s Inuit communities, as well as Arctic peoples throughout the world. I argue that Watt-Cloutier’s account offers important lessons for climate ethics and climate justice, by highlighting the deeply contextual and relational dimensions of climate impacts; implicitly challenging highly abstract and ideal conceptions of justice; and at the same time, strategically deploying the notion of human rights to convey what is at stake for Arctic peoples in a changing climate.

Nov
18
mer
Michaël Lessard, University of Toronto – « L’animal, toujours dans l’enclos de la propriété? […] » (en ligne | online)
Nov 18 @ 12:00 – 13:30

 

Michaël Lessard, University of Toronto,  « L’animal, toujours dans l’enclos de la propriété? Bilan des cinq premières années suivant la réforme du droit animalier « 

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Résumé

Dès lors que l’animal n’est plus une chose selon le droit mais que le droit des biens s’applique à lui, fait-il concrètement un pas hors de l’enclos de la propriété ?

Dans cette présentation, je soutiendrai que la réforme juridique du droit animalier a peu fait pour sortir les animaux de l’enclos de la propriété. Une prémisse de mon analyse est qu’un des principaux marqueurs concrets de la propriété est le droit d’abusus. En effet, l’abusus, cet attribut de la propriété civiliste, donne aux propriétaires la prérogative de disposer de leurs biens à leur guise, que ce soit en les vendant, en les donnant, en les démembrant ou en les détruisant. Sur la base de la jurisprudence des cinq dernières années, je démonterai que, malgré la réforme de 2015, les animaux sont encore soumis au droit d’abusus et, surtout, qu’aucune restriction n’empêche leur propriétaire de les abandonner ni de les « détruire ». Si, par l’adoption de la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal, l’Assemblée nationale a renforci les protections en matière de bien-être et de sécurité dont bénéficient certains animaux au cours de leur vie, elle n’empêche pas un être humain d’y mettre fin arbitrairement. L’absence de modifications au droit d’abusus nous empêche alors de voir la modification du Code civil comme la première étape d’une extraction des animaux du domaine de la propriété : les animaux peuvent toujours être détruits en toute impunité (dès lors que la technique de mise à mort s’assure une réduction optimale de la souffrance animale). Une fois cette démonstration faite, j’offrirai quelques pistes pour donner un réel sens à cette disposition voulant que « [l]es animaux ne sont pas des biens / [a]nimals are not things ».

Cette présentation a quatre parties. Dans la première partie, je rappelle en quoi l’abusus est un attribut essentiel du droit de propriété. Dans la deuxième partie, je recense la jurisprudence des cinq dernières années et conclus que les tribunaux considèrent encore que l’abusus demeure inchangé depuis la réforme de 2015. Dans la troisième partie, j’examine en détail l’article 898.1 du Code civil du Québec et l’article 6 de la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal afin d’y souligner les ressources juridiques ouvrant la porte à une interprétation de la réforme de 2015 qui limiterait grandement la possibilité de mettre à mort un animal. Dans la quatrième partie, je soutiens que l’évolution des mentalités au cours des prochaines décennies pourra également affecter l’abusus parce que l’article 7 de la même loi et le Code criminel adoptent des standards juridiques fondés sur l’acceptabilité sociale. Ces deux dernières parties fournissent des arguments aux praticien·nes et activistes désirant user des lois actuelles pour améliorer la situation juridique des animaux.

Déc
8
mar
Christopher H. Lean, University of Sydney – « Against Ecological Neoliberalism » (online | en ligne)
Déc 8 @ 18:00 – 19:30

 

Christopher H. Lean, University of Sydney, « Against Ecological Neoliberalism »

Pré-inscription requise | Registration required: ely.mermans@umontreal.ca

Abstract

Philosophers previously have explored the connection between population ecology and economics through the population models they share. There has been, however, a more recent exchange between political and normative strands of economics and conservation ecology, one that focuses not just on population models but the justifications for intervening in nature’s economy. This is the emergence of what I am referring to as ecological neoliberalism through a union of political convenience between those sceptical of invasive species control and the supporters of globalised free-market ideology (including authors from The Economist). Ecological neoliberalism is the position that there should be open biotic borders, and we should not control the free movement of species. When species can move and interact with new ecological systems, they create novel ecosystems. These novel arrangements create experimental markets in nature’s economy, providing opportunities for the efficient production of goods for humans (ecosystem services). When invasives supersede local populations, it indicates previous biotic systems were inefficient, which is why they were replaced, and therefore it is wrong to protect indigenous ‘losers’ from extinction. Those who act to defend indigenous species are accused of being xenophobic against recent biotic migrants. This paper outlines the disconnect between the economic and political arguments as applied to human economies and nature’s economy.

 

 

Jan
19
mar
Roberta Millstein, University of California (en ligne | online)
Jan 19 @ 14:00 – 16:00
Fév
16
mar
Ben Dixon, Stephen F. Austin State University, « Toward a New Understanding of Leopold’s Land Ethic » (en ligne | online)
Fév 16 @ 14:00 – 16:00

 

Ben Dixon, Stephen F. Austin State University, « Toward a New Understanding of Leopold’s Land Ethic »

Pré-inscription requise | Registration required: ely.mermans@umontreal.ca

Abstract to come